L’Eglise de Côte d’Ivoire renforce sa politique environnementale


L’Eglise Méthodiste Unie - Côte d’Ivoire (EMUCI) veut désormais s’inviter dans tous les débats sur les problèmes environnementaux que rencontrent les églises, le pays et la planète terre. Car, cette mission découle de son domaine de prédilection: le salut de l’humanité. De ce fait, elle a procédé au lancement des activités de son département chargé de l’environnement, le samedi 29 Septembre 2018 au temple Jérusalem des 220 logements d’Adjamé (Nord d’Abidjan). 

« Ce département vient mettre en application la vision de l’Eglise en matière de politique environnementale » affirme son directeur, le Très Révérend Pierre Amon, géographe de formation. « Cette vision de la sauvegarde de la création pour la gloire de Dieu et le bien-être de tous n’est rien d’autre que la compréhension profonde des deux termes essentiels de Genèse 2:15 qui sont de cultiver et de garder. » 

Ainsi donc, l’EMUCI, à travers, ce département veut contribuer à l’instauration d’un cadre de vie qui participe pleinement à la survie et au développement de l’être humain et de l’ensemble des créatures. 

« Aujourd’hui, nous vivons dans des environnements tellement pollués que notre espérance de vie connaît également une forte réduction… » a-t-il ajouté. Pour cela, il faut inculquer aux populations un nouveau mode de vie qui consiste à ne pas transformer les rues, les carrefours et les caniveaux en dépotoir et d’éviter de transformer les voies publiques en urinoirs. 
« L’être humain est difficile dans l’entretien de son environnement, nous essayons d’éduquer et d’en parler mais cela reste difficile. Cependant, nous sommes convaincus qu’à force d’insister, il y’aura un changement » confiait M. Yao Yavo, délégué du district d’Agboville (56 km d’Abidjan).

Ce département entend utiliser des campagnes de sensibilisation, des conférences publiques, la création d’un manuel de formation au respect et à la sauvegarde de l’environnement pour informer, former et éduquer les populations. Des actions concrètes dont des journées de nettoyage des temples et presbytères, de curage des caniveaux, de nettoyage des plages seront posées sur le terrain.

Environ dix districts sur les vingt-cinq existants ont été représentés à ce lancement. Tous les districts partagent les mêmes réalités (insalubrité, pollution atmosphérique, pollution sonore...). « Anyama (10km d’Abidjan) a besoin d’être sensibilisé sur ces questions. Anyama est très sale. Tous les problèmes de santé se retrouvent dans la ville » avoue le catéchiste Atsin Achi.

« Lorsque notre environnement est pollué, notre santé est hypothéquée… Ce département va permettre à beaucoup de personnes de savoir maintenir un environnement saint pour que nous ayons la santé » a renchéri Mme Loukou Monique venue du district missionnaire de Daloa (383 km d’Abidjan).
 
Selon, le Très révérend Amon, « Nous irons à l’assaut des districts, églises locales, les secteurs et missions, et si-possible descendre dans les classes Méthodistes et les familles pour la sensibilisation à la propreté et à l’assainissement de notre milieu de vie. »

La direction du département s’est fixée comme objectif pour les six prochains mois le ravalement des façades des temples et lieux de culte. Un vaste projet qui nécessite la mobilisation de ressources humaines d’où l’implication des laïcs des districts Méthodistes. 

Olivia Adiko-Beugré est une communicatrice de la conférence de Côte d’Ivoire.

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